histoire instantanes d 'une vie
Les vendredis étaient les jours les plus chargés : en effet ma grand-mère armé d'un couteau pointu passait à l'action. Elle se débrouillait toute seule et n'avait nullement besoin d'aide.
Il fallait voir tous les canards accrochés sur une palissade comme empalés, la tête en bas, les pattes attachées, en train de perdre leur sang, prêts à être plumés. La défense des animaux débarquerait aujourd'hui.
Ensuite c'était le moment de faire chauffer le faitout d'eau et d'ébouillanter poules, poulets, canes et canard. Je revois encore ma grand-mère avec son grand tablier de devant au dessus de son tablier de tous les jours.
Lorsque je passais mes vacances l'été chez elle, elle me réservait la "primeur" de plumer les pigeons. Mais eux n'avaient pas droit à l'eau bouillante. Mon grand oncle les étranglait. Il avait beau me montrer comment faire, je ne pouvais m'y résoudre. Quand je les plumais, ils étaient tous chauds, les pauvres.
C'est amusant, ce soir j'ai retrouvé des similutudes entre ce que j'ai écrit ici et les pages que vient de lire l'aîné dans Poil de Carotte. Chez les Lepic, c'étaient les perdrix qui causaient du tracas à Poil de Carotte.