histoire instantanes d 'une vie
Allez, un peu de futilité : je me suis offert une paire de tropéziennes. Celles-ci m'ont été remises sans la boite mais avec le joli petit sac en tissu. Le concept marketing a été appliqué jusqu'au bout.
J'adore les chaussures. C'est amusant de pouvoir les coordonner à sa tenue. Une énième paire de chaussures va dire mon homme. Dire n'est pas exact. Râler, soupirer voire gronder serait plus juste.
Lui, quand je l'ai connu, il avait trois paires de chaussures, tout au plus. Il n'y a pas si longtemps, alors qu'il partait en déplacement en province en avion, il me faisait beaucoup rire.
En effet, le matin où il prenait l'avion, il devait faire attention à ne pas prendre sa paire de chaussures de ville car elle portait des fers. Ces malheureuses chaussures faisaient sonner les portiques de sécurité à l'aéroport. Il était donc prié d'enlever ses chaussures. Il fallait en plus de se lever tôt et de s'habiller dans le noir pour ne pas me réveiller ; il fallait faire attention à ne pas choisir une paire de chaussettes "fatiguées" dans la commode...
Souvent je l'entendais soupirer à 5 heures du matin : "Zut, je vais encore sonner ! Je dois absolument m'acheter une nouvelle paire de chaussures !". Il savait que ça allait sonner et cette perspective l'agacait. Moi, ca m'amusait.